Accident. La salle d’attente.

Accident. La salle d’attente.

15/12/2018 0 Par Loup

La moto en pls au garage..? Le bras hs..? Fraaanchement, je le vis bien. ?

Je veux dire, c’est pas comme si dès que je croises un motard ou une moto, je prenais un air renfrogné, et lançais un “ouais, gnagna, tu vois, moi, j’ai une moto qui maaarche, gnagnagnaaa !“, de manière totalement incontrôlée… et mature. Hm.

Ce n’est pas non plus comme si, plusieurs fois par jour, je me disais ce genre de choses : “Allez, je vais visiter ce château ! / Et si j’allais faire des courses avec la belle ? / Il faut que je pense à vider mon top case pour transporter tel truc tout à l’heure… / Est ce que j’ai bien graissé ma chaîne dernièrement..?“, innocemment, comme si je n’étais pas en arrêt de travail, suivies d’une image mentale de ma belle dans notre garage, puis d’elle par terre, et enfin elle, immobilisée, ouverte, chez notre mécano préféré, à attendre d’être opérée..

Et cette vilaine petite voix, qui, des fois que le message ne soit pas déjà assez clair, en rajoute une couche en me crachant un “Ah bah non, tu peux pas, t’as plus de moto!” . Merci, ô Anxiété, de toujours te rappeler à moi dans les meilleurs moments de ma vie. P*te.

C’est pas tant l’accident le problème. C’est plutôt que j’ai ce réflexe, cette habitude qu’elle soit là. Mais elle ne l’est plus.

Heureusement, nous allons pouvoir la faire réparer, et il n’y a plus alors qu’à me soucier de soigner mon épaule afin de pouvoir reprendre ma vie, mon travail, …et la route.

Mais, il est étrange de constater qu’en si peu de temps (7mois et demi) on puisse s’attacher, dépendre, s’habituer à ce point à ces morceaux de métal…

Ma belle me manque, comme une amie partie trop loin, trop longtemps, comme un animal de compagnie qu’on sait perdu mais dont on espère le retour. Comme un fou, comme un soldat. Comme une staaar de cinemaaaAaa~.
Pardon, je diverge. Verge.

Bref, elle me manque, la route me manque, le vent me manque… tout me manque.

Et bien que j’ai du mal aujourd’hui à lever le bras, ne serait-ce que pour noyer ma frustration dans une pinte, je peux vous assurer que dès qu’elle sortira du garage, peu importe mon état, il faudra solidement m’attacher pour m’empêcher d’aller la rejoindre et de partir avec elle ! ?