Aventure Permis A2, épisode 23 :

Aventure Permis A2, épisode 23 :

27/03/2018 0 Par Loup

(Mardi 27/03/18)

 

C’est après avoir passé un mauvais après-midi, que je me dirige vers la piste, installée dans ma voiture, du 22 Long Riffs crachant dans mes enceintes.
J’arrive avec une bonne heure d’avance, me gare sur le parking de la piste, serre le frein à main, coupe le contact, attrape mon équipement, et me dirige vers le garage.

Je vois tous les scooters et toutes les motos attendre sagement que leur tour vienne, toutes plus pomponnées les unes que les autres, comme dans un concours de celle qui sera l’élue du jour.
Mais à l’extérieur, “elle” est déjà prête, sous une fine bruine, appuyée nonchalamment sur sa béquille, attendant que l’heure vienne. Je la regarde avec envie, pressée de commencer. ?

Seule avec mon moniteur sur la piste, nous attendons les autres élèves autour d’un chocolat chaud qu’il m’offre gentiment. Je révise mes fiches, peu confiante en ma capacité à tout ressortir le jour J, pendant que les autres élèves arrivent peu à peu. Après une petite discussion autour du passage de permis de l’un d’entre le lendemain, chacun est invité à prendre la clef de sa moto et à aller se mettre en place.

Serrant avec amour la clef de 04 au creux de ma main, je me dirige vers elle, qui n’a pas bougé d’un centimètre, et m’installe calmement. Je tourne la clef, la laisse ronfler un peu le temps d’enfiler mes gants, puis l’enfourche, la fait vrombir, et après avoir laissé partir les autres devant, je m’élance.
Quelques tours de chauffe, comme à notre habitude, nous permettent pour ceux qui ne roulent pas souvent de reprendre en main les commandes. De mon côté, je slalome entre les plots du parcours, amusée mais prudente, car ce soir il pleut, la piste glisse, et bien que le port du pantalon de pluie ne m’enchante pas, je n’ai aucune envie de l’abîmer en tombant. ?

La leçon commence, deux par piste, notre duo installé face au parcours lent avec départ à gauche. Je m’installe, met des gaz, et joue avec l’embrayage. Première porte, deuxième, mauvaise trajectoire. Je continue ma courbe au lieu de tenter le couloir du lent, et fait un cercle serré avant de me remettre en place pour recommencer, imperturbable. Je veux faire les choses bien.
Je recommence, cette fois-ci sans incident de quelque nature que ce soit, et c’est avec plaisir que pour la première fois le lent se transforme en jeu. Plus de calvaire, plus de plots qui volent, de rage. Le seul bonheur de travailler à améliorer encore plus mes trajectoires, de jouer avec les commandes et d’allonger mon chrono.

Après quelques passages, mon moniteur arrive vers nous, nous fait nous installer face à la piste, dans la longueur, la roue avant sur la même ligne, et nous incite à faire une course de lenteur.

AH ! Un peu de challenge, parfait !! ?

Sur la ligne de départ, je regarde l’autre élève, puis fixe le bout de la piste. Le dernier à arriver a gagné. On commence chacun à mettre des gaz, à jouer des commandes, et c’est à ma grande surprise avec beaucoup plus d’aisance que je ne l’aurais imaginé que je me retrouve rapidement loin derrière lui. A la ligne d’arrivée, je me fais le plaisir d’une petite pointe, avant de presque piler et d’effectuer un demi-tour pour la deuxième manche. De nouveau sur la ligne de départ, cette fois-ci chacun à la place de l’autre, on se regarde, hoche le casque, et démarre. Encore une fois, je le vois partir devant, pendant que de mon côté je me sens stable et sûre de moi au point de me payer le luxe de laisser mes yeux se balader sur le paysage environnant.
C’est avec un sourire aux lèvres que je remporte donc ces deux manches. ?

Une fois retournés au départ, je me retrouve à devoir refaire la même face à mon moniteur, qui demande à l’autre élève de marcher à reculons devant lui afin qu’il puisse observer la façon dont il gère les commandes.
On prend le départ, et ce n’est que sous le coup du stress que je me retrouve cette fois à poser deux/trois fois le pied, perturbée par le fait de concourir face à lui. Malgré cela, l’écart reste très mince et je demeure plutôt fière de ma performance !

On reprend ensuite le lent, et j’atteins mon meilleur score : plus de 25s ! De mémoire, 25.20sec, même ! Je pourrais d’ailleurs par la suite me vanter d’avoir entendu de moi que j’avais été “la seule ce soir qui me fait le parcours avec un super chrono, et sans défoncer tous les plots!”.
ALORS LES PLOTS, ON FAIT MOINS LES MALINS MAINTENANT, HEIN??? ????

Deuxième partie, on attaque l’évitement à gauche, qui passe sans aucun soucis à une soixantaine de km/h par temps de pluie.
A un moment, il me propose de reprendre le lent en fond de piste, ou de continuer sur l’évitement. Étant moins sereine sur l’évitement que sur le lent, je choisis de continuer l’exercice en cours. Ce n’est qu’après qu’il me dira que si j’avais choisi le lent j’aurais pu refaire de l’amazone… J’étais un poil dégoutée de mon choix après ça ! ?

On s’entraîne ensuite sur le parcours lent avec départ à droite, sur une version plus resserrée que celle d’examen, ce qui me permet de me remettre un peu au défi. Le retour se fait de plus avec passager, chose sur laquelle je suis encore loin d’être à l’aise. Je ne l’ai essayé qu’une fois pour l’instant, et ne suis pas très confiante. Mais finalement, malgré un passager pas très à l’aise (trop raide, puis trop détendu, ne se tient pas..), et après plusieurs essai, ça passe plus ou moins sans problèmes.

C’est finalement sur un exercice de poussette que se terminera la leçon, où j’ai eu un peu de mal à garder la moto en équilibre.. Mais j’ai réussi dans un sens comme dans l’autre !!

On se retrouve ce soir pour la suite de cette aventure !

V à tous, et ne lâchez rien ! ?