Apprentie Voyageuse – Jour 2

Apprentie Voyageuse – Jour 2

05/06/2019 0 Par Loup

Dimanche 06 mai 2018

La première nuit dans le mobilhome fut fraîche, et je me réveille à nouveau avec la gorge sèche...

Se réveiller, ouvrir la fenêtre, et saluer la belle…


Les hommes partent chasser le petit déj’ ainsi que des draps, car seules des couvertures bien grattantes sont fournies avec les lits.
Ma moitié me ramène également un carnet, pour que je puisse tranquillement rédiger mes écrits, loin de la contrainte du numérique…

Il est 11h00, nous avons finit un petit déjeuner tardif, pris sous les arbres, avec le champ des oiseaux en fond sonore.

Le Soleil est également au rendez-vous, c’est mon premier jour de vacances, et bon sang, que j’ai hâte de pouvoir en profiter ! 🙂

Nous partirons en début d’après-midi, et arriverons au magnifique village de Saint-Cirq-La-Popie, à 15h40, après environ 45min de route sur de fines bandes de bitume, tournant et virant au gré du paysage. C’est beau.


C’est après quelques belles frayeurs au guidon que je prend la couarde mais sage décision de ne pas prendre les virages trop serrés à plus de 70/80km/h. Seule la présence occasionnelle d’autres véhicules derrière moi me forcera à en prendre certains à plus haute allure, par peur de me prendre les-dits véhicules dans le top-case au moindre freinage..!

Mais revenons plutôt à Saint-Cirq-La-Popie. Ce village médiéval est situé dans le Lot (46), en Quercy. Défini par certains comme étant un des plus beaux villages de France, il suffit de s’y rendre pour le comprendre.

Une vue sur les paysages en contre-bas du village.

Un petit parking situé sur les hauteurs du village, moyennant 2 à 4€, de laisser les montures au repos, le temps de parcourir les rues piétonnes du lieu.
S’offrent alors à notre vue de charmantes ruelles serpentant entre de vieilles maisons en pierre -agrémentées de belles décorations florales tant aux fenêtres qu’aux murs-, différents artisans (boutique de safran, de maroquinerie…), et un château.. Charmant !

Le seul prix à payer pour profiter de tout ça, a été de monter et descendre en quasi-permanence des escaliers; Ce qui a mis à mal l’absence de muscles et de poumons qui me caractérise.
Attention à l’absence de la moindre once d’ombre en haut du promontoire, permettant cependant une vue globale sur le village.
C’est pourquoi, en redescendant, vous retrouvez de charmantes échoppes qui permettent de se restaurer et de se désaltérer dans un cadre global au bucolique envoûtant.

Lorsque nous retournons au parking, les emplacements un peu plus tôt remplis à ras de motos, étaient presque vides ! Mais en même temps,plus j’en découvre sur le secteur, plus je comprend que la zone soit prisée des motard-e-s !

Nous prenons sur le retour une route différente de celle empruntée à l’aller, et me retrouver à enrouler sagement et raisonnablement (en même temps, j’ai une semaine de permis hein !) dans un décor aussi ravissant me colle malgré la fatigue un beau sourire.

En cours de route, mon homme s’arrête et me propose de suivre un panneau : “Dolmens de la forêt de Martiel“.

Nous voilà donc à faire un petit détour, suivant panneau après panneau des routes de plus en plus cabossées et de moins en moins bitumées…


L’occasion de constater que ma Noireaude reste confortable, et encaisse sans broncher les heurts de la route. Nous arrivons finalement sur un semblant de parking en terre et pierres rouges, y déposons les motos, et suivons à pied les panneaux de bois gravés indiquant “Dolmens“.

Suivez la flèche..

Au détour du chemin, se dessinent deux petits dolmens, d’une trentaine de centimètres, et que nous regardons, perplexes.
Nous continuons notre chemin, et s’offre alors à nous un panneau “Bassin“…
Nous nous mettons à chercher des yeux le fameux bassin, pour finalement regarder à nos pieds et y voir… un trou, d’une quarantaine de centimètres.
Magnifique bassin que ce trou dans la terre, où l’on ne pourrait pas y baigner ne serait-ce qu’un pied !

Et le prix de l’optimiste de l’année est décerné à.. l’auteur de ce panneau.

… Partis pour partis, nous continuons chemin faisant, et finissons enfin par tomber sur un, puis deux dolmens, cette fois de taille raisonnable (dans les 1m60).

Nous terminons la balade et partons sans trop tarder, sentant la pluie arriver au loin.

Rentrés au mobilhome, après un bout de repas, la pluie finit effectivement par poindre le bout de son nez, douchant avec douceur nos montures après cette belle journée…