Apprentie Voyageuse – Jour 3

Apprentie Voyageuse – Jour 3

05/06/2019 0 Par Loup

Lundi 07 mai 2018

La nuit fut courte, très courte, et je dirais même trop courte…

Environ 4/5h de sommeil, et ceci dû entre autres à ma santé, le confort rustique du mobilhome, et quelques cauchemars.

Après un petit déjeuner et une douche, nous prenons la décision de ne pas faire de moto aujourd’hui (malgré une météo d’une clémence très “pousse-au-crime”), car le manque cruel de sommeil que nous subissons ne nous permet pas d’être certains de pouvoir rouler en toute sécurité.
Notre moyen de transport du jour, sera donc la voiture de nos amis.

Nous partons plus tôt qu’hier, sur les coups de 12h20, pour un petit tour des châteaux du coin.


Première étape : Caylus, un village médiéval très sympathique, aux ruelles fleuries, et parfois ornées de sculptures en métal (aigle sur un toît, loup dans une vitrine, moutons et agneaux en bord de route..), et dotée à certains endroits d’insolites panneaux.

Belle astuce…

S’en suit un arrêt à Saint-Antonin de Noble-Val, où nous nous arrêtons manger dans une brasserie peu charmante de prime abord.


Cependant, une fois installée à sa terrasse, je laisse mes oreilles et mes yeux vagabonder…

J’aurais alors presque comme l’impression d’être hors du temps, observant la serveuse envoyer paitre tout en les servant ceux qui semblent être les ivrognes du coin, puis rejoindre à une table le propriétaire d’une Honda Shadow beige, qui vient ne semble-t-il que pour elle, restant assis avec son casque jet (assorti à sa moto) à l’attendre entre deux commandes.
Passe au loin un chat noir et blanc, que nous avions croisé plus tôt, et qui vadrouille au gré des rues.

Notre repas terminé, nous faisons une petite balade pédestre dans la ville, et reprenons finalement la route.


Il est environ 16h20 lorsque nous arrivons au magnifique village de Penne, petit, mais au charme -très- efficace. Un peu partout dans le village se cachent des écrits, tantôt sur des ardoises, tantôt sur de petits panneaux, ainsi que des photographies des lieux, datant de 50/70 ans, ou plus.

Mise à mal par la chaleur et ma jambe en carton, je laisse mes compagnons de route et mon homme aller visiter le château situé sur les hauteurs, et m’installe confortablement sur un petit muret, le dos appuyé contre une maison en pierre, une jambe se balançant au-dessus de la ruelle en contre-bas.

Je suis flouuuuuue de vouuuus….

Le calme qui règne dans ce petit endroit me ravi, et c’est bien installée sur mon perchoir que j’observe et écoute les gens qui passent.

Un sourire m’échappe au passage d’un couple, entendant Madame répondre, essoufflée, “Non mais je regarderais en descendant, hein!”, orsque Monsieur lui suggère de profiter de la beauté du village !

17h, une fenêtre s’ouvre au-dessus de moi, sur ma gauche, et alors que le clocher sonne cinq coups, un doux son de guitare acoustique s’échappe de l’ouverture… Les oiseaux chantent, le Soleil baigne le village de sa lumière, et je me sens bien.

Mes compagnons arrivent finalement, et nous retournons vers la voiture.


Nous arrivons à notre dernière étape, Bruniquel, et partons en quête d’une bière bien fraîche…

Une courte balade dans les rues, à suivre avec envie un panneau “bar à bières”, nous mènera devant une échoppe certes attrayante, mais close.
C’est donc un peu déçus que nous redescendons au pied du village, et entrons dans un bistro nommé “Les Bastides“, dont la terrasse ombragée donne sur une vue en contre-plongée de tout le village.

Le bistro est bien gardé par Joe, le chien à trois pattes d’un habitué.

Cette adorable boule de poils viendra à plusieurs reprises quémander (et obtenir) son lot de câlins !

Un rapide coup d’œil à la montre nous rappellera à l’ordre, et nous nous remettons donc en route, direction le mobilhome.
Et c’est sur ce trajet que la météo change radicalement : d’un soleil radieux en plein ciel dégagé, nous nous retrouvons noyés sous des trombes d’eau, des éclairs fracturant le ciel devenu gris et trouble.

A l’arrivée, les vêtements sont essorés, passés au sèche-cheveux, et leurs propriétaires envoyés sous une douche chaude !

22h20, je finis ces lignes près de la fenêtre entrouverte, l’oreille accrochée au doux chant de la pluie sur les arbres…

( …Il fait faim, aussi !)