Apprentie Voyageuse – Jour 5

Apprentie Voyageuse – Jour 5

07/04/2020 0 Par Loup

Mercredi 09 mai 2018

Ce matin, c’est un réveil qui se fait dans le calme, mon homme scotché à moi, après que je me sois occupée de lui toute la nuit (froid, malade, tout ça..^^)

Nous prenons un petit déjeuner tous ensemble, puis chacun retourne dans ses quartiers, et pendant qu’il lit, j’écris ces lignes.
Il est un peu plus de midi, et le Soleil semble aujourd’hui vouloir se faire désirer.

Forte de l’expérience de ces deux derniers soirs où s’occuper pendant l’orage était …compliqué , je propose de passer à Villefranche centre, pour aller attraper une librairie sauvage et la dépouiller de ses biens.
Nous y allons pour l’ouverture à 14h00, et après quelques péripéties sur les pavés trempés du centre, nous trouvons la librairie que nous cherchions. Pauvre en littérature SF/Fantasy, elle reste très charmante, et sa libraire très accueillante. En fouinant un peu, je finis par me trouver un livre, et nous repartons, direction le village médiéval (encore!) de Najac.


Pantalons de pluie enfilés, nous sortons de la ville, et c’est à la suite de ma moitié que j’entame une longue et belle série de virages, certains taillés parfois presque en demi-tour.
Ça tourne, ça vire, et bien que je sois loin d’être au même niveau que les autres, je prend chaque jour un peu plus confiance en moi et en ma machine.


Arrivés à Najac, nous posons les motos sur un parking en hauteur, et entamons la descente vers la ville.

Un petit arrêt au Café de la Plage nous permet de trucider une gaufre chacun, autour d’une bière.

Miam. Miam. Miam.

L’accueil y est très agréable, et l’endroit charmant, de la musique tourne en fond, laissant malgré tout la place aux chants d’oiseaux de se faire entendre.
Je repère en face une boulangerie artisanale, et ce n’est que pour ne pas manquer la dernière visite guidée du château que nous ne nous y arrêtons pas … (on s’y rendra plus tard pour prendre du pain, des palmiers et des chocolats, parce que bon, hein, oh, quand même.)


Après une montée… harassante (bah oui, le cuir, ça chauffe.. Hm.), nous arrivons à l’entrée du château, surplombant le village et ses alentours. Une petite boutique permet d’acheter les entrées (5.50€/pers. avec visite guidée), ainsi que quelques souvenirs.


Chaque euro versé au château permet de financer sa restauration, et c’est une association à but non-lucratif qui assure les ventes de souvenirs, de places, ainsi que les visites guidées !

Nous passerons ainsi 1 heure pleine à arpenter les différentes salles de la forteresse, pendus aux lèvres d’un guide dont la bonne humeur et la passion sont contagieuses !


La visite terminée, nous rejoignons des amis dont nous avions croisé la moto sur le parking, et que nous avions vus en arrivant au château, afin de se retrouver au fameux Café de la Plage, autour d’un verre, évidemment !
Il y a cette fois-ci, contrairement au début d’après-midi, du monde, et l’ambiance conviviale du lieu laisse opérer son charme…

Je sais, y’a marqué “Bar”, et j’ai écrit “Café” .. Va savoir pourquoi…

C’est avec plaisir et sans méchanceté que nous rions avec les “locaux” des mésaventures d’une dame en panne de batterie et dont la voiture se retrouve poussée dans la descente du village; ou encore d’un habitué qui arrive en crissant sur une vieille Honda 125 bleue, affublé d’un pantalon de velours côtelé, de bottes de jardin, et d’un casque à la visière couverte d’insectes, trouée, sans attache, et dont deux tresses grises sortent.

(J’ai pas pu prendre de photo, désolée !)


Une belle rencontre également un peu plus tôt en descendant du château, chez Régis Najac, à… Najac !

Monsieur Régis NAJAC, motard, coutelier et Gepetto local.

Dans sa boutique-atelier, pleine de curiosités (de l’oeuf de poule de neige, à une montre molle à la Dali), ne se vend qu’un seul type de couteau, entièrement réalisé à la main : le.. Najac.

Nous avons donc M. Najac, coutelier, qui fabrique des Najac, à Najac…
Promis, c’est pas une blague.
Haha.



Et sinon, c’est quoi, un “Najac” ?

Le manche parfois en bois, ou en véritable défense de mammouth du permafrost de Sibérie (oui, oui!), ce couteau a une lame très spéciale, qui lui vaut le nom de “couteau de la paix” : son bout, recourbé, empêche la lame de percer, et donc de tuer qui que ce soit.


Charmé par les lieux et le propriétaire, mon homme s’y achète un superbe couteau (avec manche en chêne), et l’artisan affûte et répare avec gentillesse mon petit couteau, acheté lors de ma première participation à la Foire Internationale, bien que j’aie un peu honte de lui présenter ça, au vu de la qualité de ses créations…

Tout de suite, c’est moins classe, quoi.

Nous reprenons finalement la route pour Villefranche, définitivement amoureux du coin… Le retour, bien que fait avec un beau mal de crâne, reste très agréable.

Le village s’étend tout en longueur, surveillé par la Forteresse de la ville.

Je prend définitivement plaisir à rouler, tant sur ma CB500X, que sur les routes du coin. Suivre ma moitié en moto sur les routes, chanter sous mon casque, découvrir des paysages fabuleux avec lui…


Photos du village


Visite de la Forteresse de Najac


Ces vacances sont de très loin les meilleures depuis longtemps…